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Le « Buy one, give one » ou la philanthropie intégrée à la stratégie de l’entreprise

IMG_8267Encore marginal en France, le modèle économique du « Buy one, give one » est adopté aux États-Unis par de plus en plus d’entreprises.

Tout est parti d’un voyage. En janvier 2006, à l’occasion de vacances en Argentine, l’entrepreneur texan Blake Mycoskie, alors âgé de 29 ans, rencontre une volontaire américaine participant à un projet de distribution de chaussures pour des enfants défavorisés. En l’aidant à distribuer les chaussures de villages en villages, Mycoskie prend conscience qu’il pourrait mettre ses talents d’entrepreneur au service des enfants démunis.

De retour aux États-Unis, il lance son entreprise Shoes for a better tomorrow, devenue par la suite Toms. Le concept: proposer aux consommateurs du Nord des alpargata, un type d’espadrille argentine, avec la promesse qu’en contrepartie d’une paire achetée, une autre sera distribuée à un enfant dans le besoin quelque part dans le monde.

Un concept adaptable à tous les secteurs

Si en France, les entreprises de ce type se comptent sur les doigts d’une main (Twins for Peace, Jimmy Fairly, 2Point1…), aux États-Unis, aucun secteur, des vêtements pour bébé à l’alimentaire, n’échappe au « Buy one, give one ». CommonBond, une entreprise qui propose des prêts étudiants à bas coût, s’engage ainsi, pour chaque diplôme obtenu par un de ses clients, à financer la scolarité d’un enfant dans un pays en développement.

Plus surprenant, l’entreprise canadienne World Housing finance la construction d’une maison à 2500 dollars dans les bidonvilles, pour chaque vente d’un appartement classique.

Lancée en 2009, Twins for peace, l’une des rares entreprises françaises à avoir adopté le « Buy one, give one », a fondé son modèle sur la fabrication de chaussures de qualité, en Italie et au Portugal. Vendues en moyenne 130 euros la paire en France, elles permettent de financer le don de chaussures localement produites dans des pays en développement.

Un pari compliqué au départ: « les banques refusaient de nous financer. Nous avons dû recourir à des investisseurs individuels« , explique Maxime Mussard, un des trois fondateurs de la marque. Dès la deuxième année, l’entreprise est pourtant devenue rentable. En 2013, 22.000 paires ont ainsi pu être distribuées.

Twins for peace pratique des marges faibles, mais suffisamment pour continuer à se développer, rémunérer cinq salariés et maintenir une boutique à Paris. « Notre but n’est pas de faire le plus d’argent possible mais le plus de dons possible », plaide Maxime Mussard.

Retrouvez l’intégralité de l’article ICI

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Cette entrée a été publiée le 27 février 2015 par dans Revue de Presse.
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