RSE Lib

Association des acteurs de la Responsabilité Sociétale

L’attention portée aux externalités est-elle économiquement rentable?

externalitésUn engagement fort en RSE (Responsabilité Sociétale, sociétale et environnementale) peut-il contribuer à la performance globale de l’entreprise ?

Si oui, pourquoi et comment ? » telle était la question à laquelle une cinquantaine de personnes étaient invitées à répondre par Jean-Marie Peretti et la revue Question(s) de management.

Parmi elles, Marie-Noëlle Auberger, avec le texte suivant:

Pour répondre à cette question, il conviendrait d’abord de définir la performance globale et peut-être aussi la RSE. Pour la RSE, nous nous en tiendrons à la définition 2011 de l’Union européenne : « la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société », les économistes disent les externalités, positives ou négatives.
Si on définit la performance globale comme le meilleur équilibre entre les satisfactions des différentes parties prenantes de l’entreprise, il pourrait paraître tautologique de se demander si l’attention portée aux parties prenantes contribue à la performance globale.
Et comment mesurer la RSE ?
Les agences de notation telles que Vigeo développent chacune la leur et en changent de temps en temps ; la « quasi-norme » ISO 26000 n’est pas certifiable, c’est dire qu’il n’y a pas (pas encore ?) de stabilité en la matière.
Ceci fait dire à un auteur caustique que « En se faisant évaluer à grands frais, nos grands groupes achètent des indulgences » (Michel Godet, Libérez l’emploi pour sauver les retraites).
La question sous-jacente parait donc être : la RSE comme attention portée aux parties prenantes autres que les actionnaires et les dirigeants contribue-t-elle à la performance économique ou l’empêche-t-elle ?
Certains économistes affirment que tout ce qui n’est pas recherche du profit immédiat est un gaspillage, d’autres que les entreprises attentionnées à leur environnement social et écologique sont in fine plus performantes économiquement, c’est la théorie du business case. Le risque de réputation fait frémir certaines multinationales, beaucoup disent faire de la RSE  pour l’éviter.
Mais, comme le rappellent Michel Capron et François Quairel dans leur récent ouvrage L’entreprise et la société, on n’a pas apporté de manière irréfutable « la preuve qu’il existe un lien positif entre la performance sociale et la performance financière », ni d’ailleurs la preuve d’un lien négatif.
Néanmoins, les travaux de Patrick Guiol et Jorge Muñoz de l’Université de Rennes ont montré un lien fort entre mode de management et santé des salariés dans les PME étudiées. La reconnaissance, qui ne s’exprime pas seulement par la rémunération mais aussi par la considération, est importante pour les salariés ; son absence engendre de la souffrance au travail et donc des accidents du travail et des maladies professionnelles, et même des maladies « ordinaires ».
D’autres chercheurs ont démontré que la rentabilité des entreprises ayant une politique d’actionnariat salarié était supérieure à celle des entreprises qui en étaient dépourvues, et que cet avantage était d’autant plus élevé qu’il existait une politique de participation à la gestion et à la gouvernance.
Retrouvez l’intégralité de l’article ICI et un peu plus sur la thématique des Externalités ICI
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Cette entrée a été publiée le 9 juin 2015 par dans Revue de Presse.
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