RSE Lib

Association des acteurs de la Responsabilité Sociétale

Spécial Reporting RSE

reporting-comite-21Exemples des adhérents du Comité 21, Réseau des acteurs du développement durable.

L’édito de Catherine Decaux, directrice générale du Comité 21, sur le thème « Reporting RSE : l’heure du bilan ! » – Extrait

Depuis plusieurs années maintenant, le Comité 21 réalise à l’automne la lecture des rapports développement durable des entreprises et collectivités adhérentes.

Cet exercice permet de dégager tendances, enseignements et suivi de l’évolution des démarches de responsabilité sociétale et constitue une mine d’informations pour le lecteur.

En interne, beaucoup d’entreprises ont dépassé la représentation d’une démarche contraignante à laquelle se plier pour en faire une vraie opportunité de structuration de leur stratégie de développement durable, un facteur de mobilisation interne des équipes et un outil de mesure de la performance extra-financière.

Le rapport s’adresse à plusieurs types de lecteurs :

  • les investisseurs sauront y discerner les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance leur permettant d’avoir une évaluation globale de l’entreprise,
  • les parties prenantes pourront y trouver une certaine grille de lecture pour appréhender la mise en oeuvre des activités des entreprises.

Si les entreprises réalisent de plus en plus leur analyse de matérialité, elles exploitent encore insuffisamment pour la plupart, les résultats qui s’en dégagent, pour adosser une évolution de leur stratégie et mettre en avant les priorités sur lesquelles agir.

Le reporting n’est pas une fin en soi et doit plus concrètement permettre de piloter la démarche de responsabilité sociétale, en étroite cohérence avec la stratégie générale de l’entreprise.

L’actualité 2015 de l’Accord de Paris et la loi en faveur de la transition énergétique et écologique connotent très fortement les rapports développement durable.

Ainsi les entreprises mettent-elles en avant leur mobilisation sur les enjeux énergétiques, les efforts réalisés vers une réduction des émissions de GES et fixent des objectifs parfois ambitieux qui s’inscrivent dans l’ambition de l’Accord de Paris.

On constate par ailleurs que les entreprises renforcent la dimension sociale et sociétale, en coexistence avec la dimension environnementale qui prédominait largement jusque là.

Sur la forme, on observe :

  • l’importance croissante du reporting digital, avec des sites web dédiés,
  • des rapports nativement conçus pour une lecture sur écran,
  • la mise à disposition de bases de données exhaustives ou des annexes techniques.

De vrais efforts pédagogiques sont faits, pour s’adresser à un public plus large, avec des rapports très communiquants : le millésime 2015 est dans l’ensemble très visuel, coloré, très graphique, agrémenté de photos, d’illustrations, de schémas simplifiés ou de pictogrammes qui aident à la lecture et la rendent plus fluide, plus agréable.

L’évolution vers le reporting intégré, que quelques entreprises pionnières ont réalisée, plaide en faveur de la concision et de l’objectivation, car elle vise à croiser performance financière et performance RSE.

Avec pour notre échantillon analysé cinq rapports revendiquant l’appellation « intégré », il est probable que la tendance s’accélérera en 2016 avec d’avantage d’entreprises qui s’essayeront à cette approche.

Le rapport développement durable du futur sera-t-il intégré ?

L’avenir nous le dira, mais en attendant la transposition de la « directive Barnier » sur le reporting, une aspiration commune transparait : faire en sorte que les référentiels, les indicateurs, les exigences éparses puissent converger, être synthétisées, en construisant sinon un cadre de référence unique, du moins des modèles plus simples.

Alors, à quoi ressembleront les rapports RSE du futur ?

Les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies peuvent constituer un cadre fédérateur qui vient articuler le local et le global, le territoire et l’entreprise, l’individu et le collectif.

Feuille de route universelle à l’horizon 2030, les ODD pourraient bien devenir la grille de lecture sur laquelle se construit le reporting, et plus largement interrogent la stratégie de toute organisation.

 

Retrouver l’intégralité de l’article ICI

Parmi les adhérents du Comité 21, vous trouverez la synthèse des rapports RSE ou développement durable 2015 de ADP, Bouygues Construction, Caisse des Dépôts et Consignations, Colas Rail, Crédit Mutuel, Eco-Emballages, Ecofolio, EDF, Elior, FEDEREC, ENGIE, GSF, La Poste, Manitou, Mobivia, Nicomak, Orange, Plastic Omnium, Sanofi, SAUR, Schneider Electric, Séché Environnement, SNCF, Suez Environnement, Terrena Groupe, Total, Veolia et VINCI Groupe.

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Cette entrée a été publiée le 1 novembre 2016 par dans Etude, et est taguée .
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