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Les échanges commerciaux qui menacent la vie sauvage

vie-sauvageUne étude dresse une carte mondiale identifiant les zones dont la biodiversité est menacée par la production de biens et de services d’exportation.

C’est un fait connu : la déforestation, la surpêche ou le braconnage entraînent une érosion spectaculaire de la biodiversité partout sur la planète.

Et l’un des principaux moteurs de cette surexploitation des ressources naturelles réside dans la production de biens et de services destinés à l’exportation.

Une étude publiée mercredi 4 janvier dans la revue Nature Ecology & Evolution, permet d’identifier précisément quels consommateurs, dans un pays, menacent quelles espèces dans un autre. Elle dresse un atlas mondial indiquant, par nuances de couleurs, les zones de biodiversité les plus affectées par le commerce international.

« Nous pouvons ainsi pointer les routes économiques internationales ayant le plus grand impact sur la faune sauvage, afin d’améliorer les politiques de conservationNotre objectif est que les entreprises et les consommateurs utilisent cette carte pour sauvegarder la biodiversité. » expliquent les auteurs, Daniel Moran (université norvégienne de science et de technologie) et Keiichiro Kanemoto (université Shinshu, Japon).

Car il y a urgence : selon le WWF, plus de la moitié des populations de vertébrés ont disparu dans le monde par rapport à 1970 et, à ce rythme, les deux tiers d’entre elles pourraient suivre d’ici à 2020.

Impact sur l’Asie du Sud-Est

La consommation – principalement par les pays développés – de café importé, de thé, de sucre, de textiles, de poisson et d’autres articles manufacturés affecte ainsi la biodiversité des pays producteurs – majoritairement en développement – à des milliers de kilomètres de là.

En 2012, les scientifiques avaient par exemple calculé que les biens importés par l’Allemagne menaçaient 600 espèces différentes dans le monde, notamment en Russie, au Soudan et à Madagascar.

L’étude publiée mercredi va plus loin, en détaillant les menaces qui pèsent sur la biodiversité à la fois terrestre et côtière, et ce à une échelle régionale et non plus seulement nationale.

Pour réaliser leur carte, les auteurs ont recensé les zones de répartition de 6 803 espèces animales vulnérables ou en danger, inscrites sur la liste rouge de l’Union internationale de conservation de la nature.

Les périls qui entraînent leur disparition – 166 au total, tels que l’exploitation forestière, l’agriculture ou les transports – ont été reliés à des secteurs de production économique. Puis les biens et services concernés, issus de 15 000 industries dans le monde, ont été associés aux consommateurs finaux dans 187 pays.

En découle un pourcentage de risque pour une espèce dans un pays en raison de la consommation de biens dans un autre.

Étiquetage des produits

Les auteurs appellent à un étiquetage des produits en fonction des risques qu’ils entraînent pour la biodiversité.

« C’est une des premières études qui permet de faire le lien direct entre l’impact sur la biodiversité d’un côté et les pays consommateurs et les industries qui en sont responsables de l’autre, au lieu de se contenter d’étudier les pays touchés. Or dans un monde globalisé où la plupart des consommateurs souhaitent des produits exotiques, il est essentiel d’avoir une vision claire de l’impact de notre consommation sur la biodiversité mondiale, juge Céline Bellard, écologue à l’University College de Londres

Retrouvez l’article intégral ICI

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Cette entrée a été publiée le 6 janvier 2017 par dans Etude, et est taguée , .
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