RSE Lib

Association des acteurs de la Responsabilité Sociétale

La valorisation financière de la RSE reste rare

Si un nombre croissant d’entreprises ont aujourd’hui défini leurs objectifs en matière de responsabilité sociale, sociétale et environnementale, rares sont celles qui parviennent à chiffrer leur démarche RSE, par manque de méthodologie ou d’expérience.

Le sujet de la RSE continue de progresser d’année en année. Ainsi, le nombre d’entreprises publiant un rapport sur leur responsabilité sociale sociétale et environnementale (RSE) de façon volontaire progresse : 37 % en 2017 contre 27 % un an plus tôt, selon un récent rapport du cabinet Tennaxia .

Constat est fait que « les démarches de communication proactives s’amplifient » sur le sujet, notamment un recours grandissant au rapport intégré, réalisé par 11 % du panel, mais 44 % des entreprises déclarent s’inscrire  dans une démarche de gestion intégrée, ou « Integrated thinking », signe selon Tennaxia que « la RSE qui devient davantage l’affaire du top management ».

Le rapport constate par ailleurs que la transparence sur la RSE progresse.

Ainsi, 87 % des entreprises se fixent désormais des objectifs dans leur politique RSE et 67 % les publient.

Des objectifs définis en fonction de la stratégie globale de l’entreprise ou de la politique RSE (78,2 %), des attentes des parties prenantes (51,3 %), ou d’une analyse de matérialité (42,3 %), devant les contraintes réglementaires (34,6 %).

Le chiffrage ?

Il est tout d’abord défini en fonction de l’ambition interne de l’entreprise (94,6 %), mais aussi de benchmarks ou études comparatives (44,6 %) et des objectifs internationaux (29,7 %).

Parmi ces derniers, les entreprises déclarent s’appuyer à 66 % sur le référentiel de la GRI (Global Reporting Inititiave), contre 42 % en 2016. En parallèle, 44 % des entreprises (contre 15 % en 2016) font référence aux objectifs de développement durable (ODD) définis par les Nations-Unies.

Parmi les éléments le plus souvent sélectionnés :

  • la consommation responsable,
  • le recours aux énergies renouvelables
  • et la lutte contre le changement climatique.

Le sujet du climat est d’ailleurs largement traité : 42 % des entreprises du panel avaient formalisé, dans le cadre de la COP 21, une stratégie bas carbone (se traduisant par la fixation d’objectifs de réduction) et 62 % se sont fixées, cette année, des objectifs s’inscrivant dans une trajectoire bas carbone.

Agences de notation

L’étude montre aussi que les agences de notation extra-financière étendent leur périmètre : 53 % des entreprises du panel leur ont répondu en 2016, malgré l’aspect « chronophage et lourde d’investissement » de la démarche (selon 42 % des entreprises).

Chaque entreprise répond en moyenne aux sollicitations de quatre agences avec aux premiers rangs de ces dernières : CDP (63,3 %), EcoVadis (63,3 %), Vigeo-Eiris (59,2 %), Gaia Index (40,8 %) et FTSE4Good (36,7 %).

Reste que 38 % des entreprises interrogées annoncent ne pas publier leurs objectifs, en raison d’un lancement trop récent de leur démarche, d’un problème de pilotage opérationnel de leurs indicateurs ou simplement par l’absence d’objectifs chiffrés… Surtout, seuls 27 % des répondants estiment être en capacité de monétariser leur démarche RSE, à cause d’un manque de retour d’expérience et de l’absence d’une méthodologie formalisée.

Retrouvez l’article original ICI

 

 

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Cette entrée a été publiée le 15 septembre 2017 par dans Etude, et est taguée .
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