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Association des acteurs de la Responsabilité Sociétale

Les cinq commandements du Tourisme durable

Alors que 2017 a été consacré année internationale du Tourisme durable par l’ONU, les acteurs français du secteur tenaient leur université à Clermont-Ferrand. Il en ressort une prise de conscience de la responsabilité du secteur sur le changement climatique et le risque qu’il fait peser sur cette activité.

Des défis sont à relever mais, heureusement, de bons exemples existent déjà.

Comment rendre le tourisme plus responsable sur le plan environnemental ? C’est à cette question qu’ont réfléchi plus d’une centaine d’acteurs du secteur les 3 et 4 octobre dernier à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) lors des Universités du tourisme durable.

Les professionnels mettent en avant cinq recommandations qu’il adresse à toute la profession.

Prendre conscience de la situation

Comme tout secteur économique, le tourisme contribue au changement climatique. Selon l’ONU, il émet environ 5 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, essentiellement du fait des infrastructures de logement (20 %) et du transport (75 %).

Le tourisme est lui-même affecté par le changement climatique. On l’a encore vu début septembre avec l’ouragan Irma qui a dévasté les îles touristiques de Saint Martin et Saint Barthélemy. Ces événements climatiques extrêmes (ouragans, tempêtes, inondations) vont se multiplier.

Au-delà de ces phénomènes ponctuels, le changement climatique va impacter durablement le tourisme par la montée des eaux, la fonte des glaces et des neiges, la déforestation, la perte de biodiversité ou la désertification. Tous les types de tourisme – balnéaire, camps nature, sports d’hivers, trekking…- sont concernés. Certains hauts lieux touristiques comme Les Maldives, la grande barrière de corail, le Machu Picchu ou même les Alpes sont hautement menacés.

Mesurer ses émissions

Après la prise de conscience, la première action concrète dans la lutte contre le changement climatique est la mesure de ses émissions de gaz à effet de serre. Cela passe par l’établissement du bilan carbone de son activité, en prenant en compte le Scope 3, c’est-à-dire le périmètre le plus élargi possible de l’impact de son activité. Ainsi, il faut prendre en compte les émissions liées aux voyageurs, sans quoi l’évaluation de son empreinte carbone reste peu pertinente.

Réduire ses émissions

La priorité est de diminuer les émissions des transports, le point noir carbonique du secteur. Par exemple, il représente 60 % des émissions d’une station de ski. Dans ce cas, l’idée est d’organiser une desserte des stations, qui peut être mutualisée par le biais de navettes. Cela fonctionne aussi à la mer ou à la campagne. La région Bretagne vient ainsi de lancer un programme « Bretagne sans ma voiture » qui propose une offre complète hébergement/restauration/activités accessible en transports doux.

Vient ensuite la diminution de l’impact des bâtiments. Il s’agit de réduire la consommation d’énergie et d’eau des bâtiments existants et de miser sur la construction de bâtiments bas carbone. On peut aussi alimenter ses hôtels ou son camping avec des énergies renouvelables.

Compenser ses émissions

Une fois que l’on a réduit au maximum ses émissions – et seulement à cette condition – on peut penser à les compenser. Le recours à des organismes spécialisés, comme EcoAct ou le Geres, est une solution pour trouver les bons projets (foyers de cuisson améliorés, reforestation…). Les crédits carbone qui sont générés par les émissions évitées sont réinvestis dans de nouveaux projets. Le coût de la compensation n’est pas négligeable. Il peut varier de 5 à 30 euros et il doit être vu comme un prix du carbone interne qui permet d’orienter l’entreprise vers des solutions plus économes.

Autre solution : l’insetting, concept développé par Pur Projet. Il ne s’agit pas de compensation car il ne donne pas de crédit carbone. Le but est de responsabiliser toute sa chaîne d’approvisionnement. Par exemple, AccorHotels a investi environ 20 millions d’euros dans des projets d’agroforesterie dans les pays où il possède des hôtels. Ainsi, ces derniers s’approvisionnent en produits issus de ces plantations responsables.

S’adapter au changement climatique

Les changements liés au climat sont déjà à l’œuvre. Face à l’absence de neige, les stations de ski diversifient les activités proposées. Côté positif, cela pérennise des emplois jusqu’alors saisonniers. Côté négatif, cela demande parfois des investissements lourds en infrastructures (comme des centres de balnéothérapie). Même souci de diversification à la mer. Sur l’île d’Oléron, dont les plages sont fortement touchées par l’érosion, des associations essaient de développer les activités liées à la biodiversité comme l’observation des animaux.

Retrouvez l’article original ICI

 

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Cette entrée a été publiée le 12 octobre 2017 par dans Revue de Presse, et est taguée , .
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