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Il faudra 16 500 éoliennes pour atteindre 50% de nucléaire en 2030

La réduction de la part du nucléaire dans le mix électrique français ne se fera pas sans une montée en croissance significative des énergies renouvelables et notamment de l’éolien.

Selon RTE, le gestionnaire du réseau électrique, il faudrait plus de 16 000 éoliennes (contre 6 500 aujourd’hui) pour atteindre 50 % de nucléaire en 2030, dans un scénario de consommation stable et en tenant l’engagement de fermer les centrales à charbon en 2022.

C’est désormais officiel, la France n’atteindra pas ses objectifs de réduction du nucléaire en 2025. Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire l’a annoncé mardi 7 novembre, dans la foulée de la publication d’un rapport de RTE (Réseau de Transport d’Électricité).

Le gestionnaire du réseau électrique français a présenté cinq scénarios de mix électrique. À l’horizon 2025, le passage à 50 % de nucléaire aurait pour conséquence le doublement des émissions de CO2. Un autre scénario est toutefois plus optimiste. Baptisé « Ampère », il s’appuie toujours sur une réduction de la part du nucléaire à 50 % mais avec cinq ans de retard, en 2030. Et une part des énergies renouvelables qui passerait à 50 % du mix électrique contre 19 % aujourd’hui, dans le cas d’une consommation qui reste stable.

Guérilla juridique

Cette montée en puissance des énergies renouvelables implique l’installation sur notre territoire de 14 300 éoliennes terrestres et 2 200 éoliennes en mer contre 6 500 aujourd’hui. Cela représente 62 gigawatts au total, soit 5,7 fois plus que la puissance installée en 2016. Or pour atteindre ces objectifs, il faut vraiment accélérer la cadence et passer de « 1 400 à 2 000 MW par an » estime Jean-Louis Bal, le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER).

« Pour y arriver, il faut augmenter l’acceptabilité sociale de l’éolien car nous faisons face à une véritable guérilla juridique menée par les associations anti-éoliennes avec des recours quasi-systématiques sur les projets et des conséquences industrielles graves, poursuit-il. Ainsi à Saint-Nazaire, l’usine de General Electric risque de devoir licencier parce que les projets d’éoliennes offshore font l’objet de recours. » Selon les industriels, le temps de développement d’un champ d’éoliennes prend en moyenne entre huit et neuf ans.

Le gouvernement a promis pour janvier des mesures pour simplifier les règles. Un bonus sur le rachat du prix de l’électricité a également été mis en place dans les appels d’offres pour les projets qui incluent une part de financement participatif. Un moyen d’accroître leur acceptabilité sociale alors que les plateformes dédiées aux énergies renouvelables explosent avec un doublement des sommes collectées sur un an, selon un baromètre récent (1). « Mais si, comme cela est en train de se passer trop souvent, on s’oppose à tous les projets, notamment l’éolien offshore ou terrestre, alors rien ne changera », a prévenu Nicolas Hulot dans un entretien au Monde fin octobre.

Retrouvez l’article original ICI

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Cette entrée a été publiée le 14 novembre 2017 par dans Revue de Presse, et est taguée , .
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