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Parfum: dans les champs de l’or blanc

Symbole de rareté et de luxe en parfumerie, le jasmin de Grasse est désormais l’objet de toutes les attentions. Un retour à la terre, au patrimoine et aux savoir-faire locaux en passe de devenir un trésor de l’humanité.

Les nez avisés peuvent en profiter avec quelques parfums d’exception.

C’est la loi de l’attraction : les objets de luxe ont cette capacité à nous faire rêver, la tête dans les étoiles, parce qu’ils ont les pieds bien ancrés dans le sol. En France, il en va des parfums comme de la haute couture et de l’oenologie, l’audace et l’imagination des créateurs s’appuient sur les savoir-faire des meilleurs artisans de l’Hexagone.

Des histoires d’hommes, de femmes, de patience et de nature que les grandes maisons ont à coeur de préserver et soutenir comme gage de la qualité du contenu de leurs flacons. Symbole de cette rareté liée à la terre, le fameux jasmin de Grasse, « La Fleur », comme la nomment entre eux les gens de la région, dont l’odeur merveilleuse, harmonieuse, délicate et fraîche fait les plus beaux parfums, envoûte les plus grands nez.

Un voyage initiatique

Chaque année, Carole Biancalana réserve entièrement le fruit de ses quatre mois de récolte de jasmin à la Maison Dior. Un partenariat mis en place il y a quelques années déjà par l’enfant du pays, le parfumeur créateur maison, François Demachy. Mais avant d’être coulée dans un flacon J’adore L’Or, la petite fleur blanche et fragile aura demandé beaucoup d’attention. « Le jasmin de Grasse, variété grandiflorum, est sensible et exigeant, raconte Carole. L’été, il lui faut de la chaleur humide, l’hiver, de la douceur sèche. »

Ici, nous sommes au Domaine de Manon, précisément dans le hameau de Plascassier, en bas de Grasse, sur une terre argilo-calcaire, dans un couloir entre mer et montagne. Les plans bénéficient de l’hygrométrie particulière de la chaîne des Préalpes, sans être trop haut (moins de 300 mètres d’altitude), sinon, ils gèleraient l’hiver. Après des études d’économie et de psycho, des boulots dans la banque et des voyages, devenue maman, Carole a trouvé un sens à sa vie en reprenant la petite exploitation familiale.

« Le métier de la terre et des fleurs à parfum est magique. Chaque matin, au réveil, le jasmin sent des choses différentes : l’amande, la banane, la pêche, l’ananas, l’abricot, plus animal, plus vert… On ne s’en lasse pas, il n’y a pas deux journées semblables. Mais on travaille avec la nature, il faut être patient, humble et flexible, et mettre de côté nos esprits cartésiens. »

Un comble pour l’industrie du luxe. Comme dans beaucoup d’exploitations grassoises, c’est sa grand-mère qui, il y a une centaine d’années, se retrouvant veuve de guerre, a signé un bail agricole pour cultiver de quoi vivre : du blé pour le pain, de la vigne pour le vin, un potager pour se nourrir, et du jasmin et de la rose pour gagner un peu d’argent. Son père a ensuite repris l’exploitation, concentré les cultures et, à 77 ans, est aujourd’hui heureux de transmettre son savoir-faire.

Retrouvez l’article intégral ICI

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Cette entrée a été publiée le 23 novembre 2017 par dans Revue de Presse, et est taguée .

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