Employabilité et RSE : L’Humain en entreprise à horizon 2050, ressource ou capital ?

Digitalisation des activités, développement de l’intelligence artificielle, transformations des métiers, des organisations et des formes de l’emploi…

Face aux diverses mutations qui s’opèrent et s’accélèrent, comment développer l’employabilité ? Qui en porte la responsabilité ? De quels outils dispose-t-on pour la renforcer ? RSE Lib décrypte le sujet via 3 articles à retrouver ces 3 prochaines semaines sur e-RSE.net.

Dans ce premier article, Valérie Rilos de RSE Lib décortique le sujet et nous rappelle le concept de l’employabilité et son lien avec la RSE.

Employabilité : de quoi parle-t-on ?

Un contexte de mutation rapide et profondeLes tendances et dynamiques mondiales à horizon 2030 impactent fortement les entreprises, leurs activités et les emplois. D’ici 10 ans, un métier sur deux sera transformé (source COE 2017) et 10 à 20 % des emplois seront menacés de disparition.

L’employabilité apparaît alors comme :

  • un levier de performance et de compétitivité pour les entreprises, qui en développant et en intégrant les compétences dont elles ont besoin pourront gagner ou bien se positionner dans la bataille économique mondiale ;
  • une solution pour préparer les salariés aux changements d’emploi, de métier et d’entreprises auxquels ils seront inévitablement confrontés ;
  • le moyen de sécuriser les parcours professionnels ;
  • un outil pour ne pas aggraver les situations de vulnérabilité.

Qu’est-ce que l’employabilité ?

Il s’agit de la capacité d’un individu à se maintenir en activité, à répondre aux exigences du poste qu’il occupe dans une entreprise ou qu’il souhaite occuper s’il est à la recherche d’un emploi.

L’employabilité durable, quant à elle, désigne la capacité d’un individu, à tout moment de sa vie professionnelle, de conserver, de retrouver ou de trouver un emploi dans des délais raisonnables tenant compte de la situation économique. On introduit donc une notion d’adaptation rapide à l’évolution des métiers, des entreprises, de l’économie, pour conserver un emploi.

Employabilité : qui est concerné ?

Née avec le fordisme, l’employabilité ne concerne tout d’abord que les chômeurs et permet de gérer l’écart entre l’emploi et le non-emploi. A partir des années 1970, l’employabilité devient l’affaire de tous : les vagues de restructurations, de crises et de compétitivité touchent alors l’ensemble des salariés, même les plus qualifiés et les plus compétents car :

  • L’emploi à vie est révolu ;
  • Les changements d’emplois et d’entreprises constitueront désormais un parcours normal ;
  • Le risque ne réside plus dans la perte d’emploi mais dans la perte d’employabilité, dans la mesure où l’entreprise ne peut plus garantir la sécurité de l’emploi.

« Nous sommes entrés dans une nouvelle ère où la part de la population active qui est agile et connaît des changements professionnels risque de devenir la norme d’ici quelques années. Dans ce contexte, la fonction RH et le management du capital humain s’avèrent plus que jamais essentiels. Les entreprises doivent anticiper et développer la mobilité de leurs talents, qu’elle soit interne ou externe, avec notre aide. », Philippe Martinez, Directeur Général Adecco France.

Employabilité et RSE

Comment l’employabilité s’inscrit-elle dans le champ de la RSE ?

Tout d’abord, le droit à l’éducation est un droit fondamental, universel et inaliénable. En avril 2015, la Campagne Mondiale pour l’éducation prône « une éducation tout au long de la vie », incluant non seulement « une formation et une montée en compétences professionnelles, l’accès à des possibilités de reconversion », mais aussi « le développement personnel des individus par toutes les formes d’éducation. »

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