La transparence en entreprise : utopie réaliste ?

Permettre à tous les collaborateurs, à tous les niveaux de hiérarchie, d’avoir toutes les informations sur l’entreprise est un idéal qui permet l’implication totale de tous.

Mais dans les faits, est-ce vraiment réalisable ?

La transparence en entreprise est un phénomène de plus en plus fréquent et l’accélération des start-up dans le paysage français y a contribué. Aujourd’hui cette notion semble s’imposer comme une évidence puisqu’elle fait partie des principes de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE).

Dans cet article de mai 2018, Welcome to the Jungle nous fait part du retour d’expériences de ces entreprises qui ont fait de la transparence un élément central de leur culture.

La transparence, une nouvelle forme de management

Une des sources de cette vision ? Le terme Open Book Management cité dans un article de l’américain John Case qui établit que les entreprises performent mieux quand les employés se sentent autant impliqués que le top management.

Le terme est repris et exploité dans “The Great Game of Business” de Jack Stack qui préconise une nouvelle forme de management fondée sur l’idée que : «Quand les employés pensent et agissent comme des patrons, tout le monde est gagnant ».

Concrètement, cela consiste à responsabiliser l’ensemble des acteurs de la tribu en leur permettant d’accéder aux principales données habituellement réservées aux directions financières.

Au-delà de la transparence, il s’agit aussi de former le personnel à la stratégie globale de l’entreprise. En comprenant mieux la réalité sous-jacente, les employés se sentent ainsi davantage impliqués dans le fonctionnement de leur entreprise, contribuant ainsi à sa rentabilité financière au lieu de s’y opposer.

Dans cet article très complet, il est question de ressources et d’actions pour mettre en place la transparence et en particulier la méthode OKR.

OKR : Objectifs et Key Results, une approche de gestion des objectifs.

Ainsi depuis quelques années, beaucoup de startups utilisent la méthodologie OKR pour piloter trimestriellement leur activité.

Cependant, les retours d’expérience que l’on peut trouver en ligne se limitent souvent aux premiers mois de mise en place et peu donnent du recul pour savoir ce qui a plus ou moins fonctionné.

OKR. 3 lettres hype dans l’entrepreneuriat, mais qui viennent aussi avec leur lot de préconçus. Alors, comment mettre en place cette méthodologie sereinement ?

Partoo livre ici un retour d’expérience fourni sur leur application partielle et pragmatique des OKR.

Dans cet article, vous ne trouverez donc pas d’explications de ce qu’est la méthodologie OKR, ni de comment Intel l’a conceptualisé.

Vous trouverez simplement un rapide retour d’expérience sur une application partielle et pragmatique des OKR dans une startup française de quelques dizaines de personnes.

En synthèse : La méthode OKR permet de traduire la mission et la vision de l’entreprise en objectifs tangibles, précis et transparents qui engagent tous les collaborateurs.

  • Des objectifs qualitatifs, transparents et très ambitieux sont fixés à l’année et qui répondent à la stratégie de l’entreprise à 2 ou 3 ans. Maximum 3 à 4 par personne.
  • Des résultats clés, critères de mesure du succès, sont fixés au trimestre. 4 à 5 par objectif.
  • Un système de notation entre 0 et 1, une note idéale est 0,6 / 0,7 ! En dessous l’objectif était trop ambitieux, au dessus, pas assez.
  • Le management fixe les objectifs, les collaborateurs fixent eux-mêmes leurs résultats clés.

 

La propagation des OKR  pourrait être de nature à implémenter une démarche RSE adaptée et partagée au sein des Start-up, TPE et PME.