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Association des acteurs de la Responsabilité Sociétale

L’intrapreneuriat : répondre à la crise de l’entreprise

IntrapreneuriatL’intrapreneuriat : tentative de définition

Au sens premier, l’intrapreneuriat (et de l’autre côté de l’Atlantique, l’intrapeneurship) désigne une démarche d’entrepreneuriat interne. Elle définit une forme d’association entre des managers ou salariés qui se mettent d’accord avec l’entreprise dans laquelle ils travaillent pour créer une structure organisationnelle dans le but de développer un projet précis. Cette structure restera dans le périmètre de l’entreprise – avec des modes d’intégration assouplis. Si elle sort de ce périmètre, il ne s’agit plus d’une démarche d’intrapreneuriat mais d’un « spin-off » ou d’un essaimage.

En général, les responsables de cette structure restent des salariés de la grande entreprise ; ce ne sont donc pas des entrepreneurs au sens plein du terme. En revanche, le fait d’isoler leur activité au sein d’une organisation dédiée permet de les responsabiliser, de les intéresser psychologiquement et matériellement à la réussite du projet et de mettre en place des formes de rémunération variables incitatives liées aux résultats.

Au sens élargi, l’intrapreneuriat désigne une approche managériale visant à instiller, susciter, diffuser, développer l’esprit d’entreprise au sein d’une organisation qui se révèle trop lourde ou trop conservatrice pour inciter à l’innovation.

L’innovation est entrée en crise

Les entreprises de la « vieille économie » ont vu dans l’entrepreneuriat la recette magique pour tenir la dragée haute aux chevau-légers de la « nouvelle économie », start-up et autres jeunes pousses, qui bousculent le jeu concurrentiel en amenant sur le marché des produits et des prestations innovants. Il existe en effet une forte complémentarité entre ces deux mondes, à tel point qu’une session consacrée à l’intrapreneuriat lors du Congrès HR d’avril 2014 posait deux questions : « comment un grand groupe peut-il renouer avec l’agilité et la créativité des équipes ? » et à l’inverse, « comment l’accès aux ressources du grand groupe permet de continuer à croître sans perdre l’esprit ‘start-up’ »…

Transformer une idée en projet puis en produits ou prestations rentables : c’est la mission de l’intrapreneur… mais c’est aussi l’objet même de l’entreprise.

L’enjeu d’aujourd’hui est donc de mobiliser l’intrapreneuriat pour faire levier sur les collaborations entre grandes entreprises, start-up et entrepreneurs. Dans un rapport paru fin 2015, Accenture considère que l’open innovation (innovation ouverte) va y participer.

Une incubation salvatrice : les apports de l’intrapreneuriat

Puisque l’entreprise ne permet plus à l’innovation d’éclore et de prospérer, il faut la cultiver sous serres : l’intrapreneuriat permet d’incuber les idées, de les protéger de la toxicité ambiante. On peut alors constater les apports de l’intrapreneuriat à chacun des maillons qui composent la chaîne de valeur de l’innovation :

  1. La détection des opportunités
  2. La mobilisation des partenaires
  3. L’élaboration du business plan
  4. La construction de la nouvelle offre
  5. La capacité à tester ces offres avec le marché

Un nouveau mode de diffusion de la RSE

L’intrapreneuriat est aussi un véhicule prometteur de la diffusion de la RSE (responsabilité sociétale des entreprises), qui prospère actuellement, au vu de la multiplication dans les entreprises des « intrapreneurs sociaux ».

Ces derniers incarnent un mode de déploiement de la RSE très décentralisé, reposant sur l’initiative d’intrapreneurs qui cherchent à créer des changements à partir de la base et obtenir un impact social (ou environnemental) fort de leurs projets, tout en bénéficiant de leur bonne connaissance des structures internes et des stratégies de leur entreprise. Ils cherchent ainsi à inventer de nouveaux modèles au croisement du social et de l’économique.

L’intrapreneur social constitue donc un facteur d’ouverture vers l’extérieur pour son entreprise. Il apporte aussi son double ancrage, entrepreneur social mais aussi acteur de l’entreprise : c’est ce croisement qui est générateur d’innovations et de relais de croissance.

Il lui permet aussi de mobiliser les ressources internes et ainsi de diffuser les approches RSE au sein de son organisation. Enfin, il améliore la densité sociale de la stratégie de son entreprise et contribue au déploiement d’une politique RSE concrète, visible et consciente de ses impacts.

Retrouvez l’article original ICI

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Cette entrée a été publiée le 27 février 2016 par dans Revue de Presse, et est taguée , .
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