RSE Lib

Association des acteurs de la Responsabilité Sociétale

La RSE, un engagement multi-dimensionnel

ManagmentLa mise en place d’une politique RSE nécessite l’implication de tous les collaborateurs. C’est un engagement à tous les niveaux de l’entreprise qui doit être opéré dans une démarche de co-construction et de partage.

Pour Mohamed Amine Beddad, consultant formateur, partenaire Hera Consulting, «les collaborateurs sont les premiers concernés par la RSE, puisque celle-ci s’applique aux conditions de travail, à la lutte contre la discrimination, à l’équilibre entre vie familiale et vie professionnelle, au bien-être au travail et à la diversité et la mixité des équipes». Le point.

Quelles sont les obligations de l’entreprise en matière de RSE ?
Mohamed Amine Beddad : La Responsabilité sociale des entreprises (RSE) appelée également CSR, Corporate Social Responsibility, est définie comme «l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes».

Cela signifie qu’une firme doit non seulement se préoccuper de sa rentabilité et de sa croissance, mais aussi de ses impacts environnementaux et sociaux. La norme ISO 26000 décrit les critères de responsabilité devant être pris en considération par les entreprises et sur lesquels elles doivent rendre compte. Elle identifie sept questions centrales, à savoir la gouvernance de l’entité, les droits de l’Homme, les relations et les conditions de travail, l’environnement, la loyauté des pratiques, les questions relatives aux consommateurs et finalement le développement local.

Comment intégrer les collaborateurs dans cette démarche ?
Les collaborateurs sont les premiers concernés par la RSE puisque celle-ci s’applique aux conditions de travail, à la lutte contre la discrimination, à l’équilibre entre vie familiale et vie professionnelle, au bien-être au travail et à la diversité et la mixité des équipes.

La mise en place de la RSE impose des styles de management transversaux et non pyramidaux. Ainsi, sans un état d’esprit participatif des dirigeants et des collaborateurs, il y a peu de chances qu’une démarche RSE réussisse.

Une démarche d’engagement dans une politique RSE doit être co-construite avec les salariés, de manière collaborative par la sensibilisation, l’organisation d’ateliers de réflexion et de cercles de qualité pilotés par les managers, l’écoute de toutes les idées, l’implication de tout le monde, l’explication des motivations et des buts de la RSE, la réservation à chacun d’une place dans le projet, la valorisation du changement par la formation, etc.

La mise en œuvre d’une stratégie de RSE modifie les pratiques professionnelles des collaborateurs. Or la résistance au changement peut conduire à l’échec de toute la démarche. Un changement imposé par la hiérarchie est plus difficile qu’un changement qui résulte d’une consultation.

La RSE est-elle toujours liée aux convictions du chef d’entreprise ?
Loin des convictions et des idéologies des chefs d’entreprises, on peut dire qu’aujourd’hui la RSE est devenue une nécessité pour l’entreprise puisqu’elle permet de mettre en œuvre de nouvelles régulations et une meilleure gouvernance d’entreprise et de l’organisation, quelles que soient leur taille ou leur activité.

La RSE se traduit de différentes manières par la définition d’une éthique d’entreprise ; la mise en place de programmes de gestion des risques ; la surveillance accrue des principes de sécurité ; la veille, notamment sociétale relative aux questions de société ; les programmes d’assurance qualité, avec la mise en œuvre de nouvelles normes ; la communication interne et externe, loyale, complète et fiable.

Outre ces résultats liés à la gouvernance de l’entreprise, la RSE présente également des avantages considérables qu’on peut constater sur divers niveaux, à savoir les ressources humaines, l’image de l’entreprise, la satisfaction des employés, la consolidation de la culture d’entreprise, l’impact positif sur l’image de marque, l’image positive sur le marché du travail, la satisfaction et la loyauté des consommateurs, ainsi que l’amélioration des relations avec la société civile et les autorités publiques.

Bon à savoir

Avant tout lancement dans un projet RSE, il est indispensable de bien réfléchir à sa capacité interne et organisationnelle à le mener à bien. • Il n’est pas question pour une organisation de se lancer dans une démarche RSE si la législation en vigueur n’est pas déjà appliquée. • La RSE étant une démarche volontaire, elle se développe par la généralisation des bonnes pratiques lancées par des entreprises pionnières susceptibles d’en entraîner d’autres. •

La RSE s’applique à toutes les entreprises indépendamment de leurs tailles, activités et ampleur. • La RSE contribue à la performance économique de l’entreprise puisqu’elle lui permet d’identifier et prévenir les risques auxquels elle est le plus exposée, de concevoir les produits et d’adopter des modes de productions adaptés aux évolutions fortes et rapides de son marché.

Retrouvez l’article intégral ICI

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Cette entrée a été publiée le 25 mai 2016 par dans Revue de Presse, et est taguée , .
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