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Association des acteurs de la Responsabilité Sociétale

L’environnement, bête noire de Volkswagen

VolkswagenLe 1er constructeur allemand est pris dans la tourmente du Volkswagate. Les répercussions sur le groupe seront aussi lourdes que difficiles à évaluer. Cet épisode est pourtant celui du scandale annoncé tant Volkswagen se montre obstiné à contourner les règles environnementales. Explications.

Volkswagate. C’est désormais sous ce nom que l’on parle du scandale qui risque de porter un coup très dur au premier constructeur automobile connu. En cause : les émissions de polluants des véhicules et l’attitude de Volkswagen vis-à-vis de la législation environnementale, un problème récurrent pour la réputation de la marque.

Aujourd’hui, le constructeur est accusé d’avoir équipé plusieurs centaines de milliers de voitures Volkswagen et Audi avec un logiciel permettant de masquer les émissions polluantes réelles de ses véhicules diesel lors des tests anti-pollution américains.

Une tromperie reconnue par le président du groupe le 20 septembre. Mais avant les révélations de l’agence de protection de l’environnement américaine (EPA), les ONG environnementales avaient déjà pointé du doigt les manquements à répétition de Volkswagen sur ce type de problème.

Pas plus tard que la semaine dernière, la fédération européenne Transport & Environment publiait une enquête qui remettait à Volkswagen et Audi un bonnet d’âne pour leurs émissions réelles de gaz polluants, notamment les oxydes d’azote, rejetés par les véhicules diesel. Audi (une marque du groupe Volkswagen) y était particulièrement pointée du doigt avec un véhicule dépassant de 22 fois les normes européennes.

Il y a quatre ans, la marque avait également été la cible d’une campagne mondiale de Greenpeace qui avait fait grand bruit. Intitulée « The Dark side of Volkswagen » en référence au côté obscur de la force de la Guerre des étoiles. La campagne visait à dénoncer le double discours de la marque sur la question environnementale. « Volkswagen s’emploie à détourner l’attention de ses performances environnementales médiocres en développant des prototypes « super efficaces », qui finissent plus souvent dans les titres de journaux que dans les usines de production, ou en réalisant des publicités vantant le côté exemplaire de son engagement prétendument écologique. (…) En réalité, dans la coulisse, Volkswagen est l’une des principales forces de lobby qui lutte contre des législations européennes plus ambitieuses pour la protection du climat », écrivait l’ONG.

Un scandale aux répercussions multiples

Le 11 septembre 2015, le groupe se félicitait d’ailleurs dans un communiqué de presse de ses performances environnementales saluées par le DGSI, la version durable de l’indice boursier Dow Jones, qui le mettait en tête des 33 constructeurs automobiles mondiaux pour ses performances environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).

Mais il y a aujourd’hui peu de chance que le constructeur conserve ce rang.

La crise de confiance qu’elle entraîne inévitablement pourrait ruiner à terme la réputation d’une marque qui a toujours misé sur la qualité et la fiabilité de ses modèles. « L’image et la crédibilité de Volkswagen dans le monde entier sont maintenant entamés », déclarait à l’AFP le spécialiste automobile Ferdinand Dudenhöffer.

Retrouvez l’intégralité de l’article ICI

 

 

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Cette entrée a été publiée le 24 septembre 2015 par dans Revue de Presse, et est taguée .
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